« PAS DES VACANCES ! »
jeudi 16.02.2012, 06:00 - Direct Lille
Benoît Bauchet (à g.), 19ans, sa 4L et son coéquipier Guillaume.
| 4L TROPHY |
Benoît Bauchet, 19 ans, est fin prêt pour la quinzième édition du 4L Trophy, qui démarre aujourd'hui et se termine le 26 février au Maroc.
Cet étudiant à l'Institut supérieur du transport et de la logistique internationale de Wasquehal participe pour la deuxième année consécutive à ce raid, impossible à rater. Interview.
- Qu'est-ce qui vous plaît dans le 4L Trophy ?
« Beaucoup de choses ! À la fois l'esprit d'équipe, la cohésion des mille trois cents équipages d'étudiants, et je m'intéresse beaucoup aux sports mécaniques. En plus, ce qui est bien avec le moteur de la 4L, c'est qu'il est simple d'accès. Je n'oublie pas le contact avec la population marocaine.
L'année dernière, j'ai eu le temps de discuter avec eux, parce qu'une grosse panne m'a immobilisé pendant sept heures ! » - La dimension humanitaire est très importante. Vous vous en rendez compte sur le terrain ?
« Oui, surtout lorsqu'on dépose les plus de quatre-vingts tonnes de fournitures scolaires dans des camions, pour les enfants marocains. Cette année, le 4L Trophy finance même la construction d'une école, en partenariat avec l'association Les Enfants du désert. » - Le 4L Trophy, n'est-ce pas aussi une sorte de colonie de vacances pour étudiants ?
« OK, je loupe des cours mais ce ne sont pas des vacances ! On a six mille kilomètres à faire en dix jours, alors le soir, quand on rentre au bivouac, il faut se raisonner. Il y en a qui font la grosse fête, mais, bizarrement, on ne les voit pas le lendemain matin ! Les nombreuses heures de conduite, de jour comme de nuit, nécessitent une bonne endurance. Et parfois c'est aussi fatigant physiquement, par exemple quand il faut sortir la 4L du sable. » - Vous pensez pouvoir gagner ?
« On ne participe pas pour gagner, mais bon le premier prix c'est quand même l'inscription à mon école payée pour l'an prochain, ce qui représente trois mille euros. Après ce n'est pas une course, c'est surtout de l'orientation : on a une boussole, une carte, et il faut suivre un tracé. L'année dernière mon câble de compteur a fondu sur l'échappement, ce qui fait qu'on ne pouvait pas compter mon kilométrage. J'ai participé pour du beurre... J'espère que ça ira mieux cette année ! »q
Propos recueillis par Plana Radenovic
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