LE COUP MANQUÉ DE GRAVELINES
lundi 07.06.2010, 06:00 - Direct Lille
Malgré leurs victoires à Cholet, les Nordistes n'ont pas su reprendre l'avantage.
| BASKET-BALL |
Gravelines ne s'offrira pas de finale. Le BCM a manqué de peu Bercy après avoir concédé la belle à Cholet, vendredi (84-71).
Mercredi dernier pourtant, Cholet était venu à bout de sa bête noire, dans un chaudron nordiste qui n'avait plus qu'à espérer la belle pour une qualification de son équipe en finale. Une équipe qui pouvait surtout nourrir des regrets quant à la large avance (17 points au troisième quart-temps) perdue à la fin de la rencontre. Il restait donc un nouveau déplacement à la Meilleraie vendredi pour sauver l'ensemble et oublier le loupé du match retour.
Mais sur un parquet qui leur avait pourtant bien réussi cette saison, les joueurs de Christian Monschau ont manqué de mordant dès l'entame. De quoi laisser Cholet prendre le large, avec douze points d'avance à la mi-temps (40-28), contre un BCM terriblement maladroit. Et les Nordistes semblaient dès lors sombrer individuellement comme collectivement. A la fin du troisième tiers, Cholet avait 27 points d'avance. Et si Gravelines tentait encore le tout pour le tout jusqu'aux derniers instants de la rencontre, le public de la Meilleraie, lui, avait déjà l'esprit à la finale de Bercy.
Cholet y retrouvera Le Mans, également poussé au match d'appui par Roanne. Pour leur troisième confrontation, les Sarthois ont été menés au troisième quart, mais ont fini par emporter la qualification dans la dernière ligne droite. Entre le leader et son dauphin, l'affiche de la finale était attendue, tant les deux équipes ont semblé donner le rythme à la Pro A cette année. Et si la qualification en finale de Cholet pour la première fois depuis 22 ans se fait aux dépends de Gravelines, les Nordistes auront néanmoins signé une belle saison. Quatrièmes de la Pro A à la fin du championnat, demi-finalistes passés bien près d'une qualification pour Bercy et finalistes de la Coupe de France, les hommes de Christian Monschau mériteront leurs vacances. Une fois leurs regrets oubliés. q
P. Tib. avec AFP
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