LES PIRANHAS PASSENT À TABLE
lundi 30.08.2010, 06:00 - Direct Lille
Kelly Brook, égérie à croquer d'Alexandre Aja.
| DANS LES SALLES |
Et ils ont très très faim ! Piranha 3D devrait régaler les amateurs de gore extrême. Âmes sensibles, s'abstenir... mais vraiment !
Ces petites bestioles pas gentilles aux fines dents acérées débarquent dans toutes les salles de cinéma de la région dès mercredi.
Sur fond d'ambiance du « Spring break », ces fameuses vacances de printemps où les étudiants américains se lâchent complètement, Alexandre Aja a fait le choix de faire du Lake Victoria, Arizona, le lieu de la débauche, de la démesure et surtout... de la mort. Le début du film donne tout de suite le ton : jolies filles dénudées venues s'éclater, danses sexy - sur du son techno de Benny Bennassi (Break the Noise) - ,déhanchements endiablés, alcool coulant à flots, drogues... on se croirait presque dans un clip vidéo. On en oublierait presque les vilains prédateurs. Mais pas bien longtemps puisque la fête va vite tourner au cauchemar.
Sortis de la préhistoire et de leur lac oublié à la faveur d'un tremblement de terre, des milliers de piranhas ont les crocs et sont bien décidés à tout manger, mais vraiment de tout. Résultat : des membres déchiquetés ici et là, des litres de sang déversés... une véritable boucherie aquatique qui ne donne pas envie de mettre les pieds dans l'eau de sitôt. Un scénario rondement ficelé qui mêle, pendant 1 h 30, sexe, épouvante et humour. Car même en poussant l'aspect gore de son Piranha, Alexandre Aja a tenté de garder ce qui l'avait séduit dans le scénario reçu il y a quelques années : « ce n'était pas écrit comme un film d'horreur et j'avais aimé ce ton. L'idée n'était pas de refaire Les Dents de la mer pour la énième fois ». On aimera, ou pas. Reste que le réalisateur pousse loin les mille et une manières de mourir de la dent d'un poisson préhistorique et mêle au « Spring break » un regard qui reste malgré tout bien français.
Jerry O'Connell, Adam Scott, Kelly Brooke ou Riley Steele : le réalisateur a aussi soigné son casting. Et cherché à donner de la profondeur à ses personnages, qui exécutent parfaitement leur rôle, sans se perdre dans le millier de figurants nécessaires au tournage. « C'est très important de construire les personnages, même s'ils ont peu de scène », sourit Alexandre Aja. Promis à une courte vie sur le lac ? On en oublierait presque la 3D, propice à une nouvelle expérience pour le réalisateur.
Une suite donc ? « On en parle sérieusement », assure le Français. Qui ne cache pas ses autres projets, peut-être aussi tournés vers la science-fiction. En attendant, le nouvel « épisode » de Piranha façon Aja est à partir de mercredi dans les salles.
q
Sabrina Alouache et Perrine Tiberghien
© REPRO









