LA FOLIE DES CORPS EN MOUVEMENT
vendredi 02.07.2010, 06:00 - Direct Lille
Dancing Machine: mettre en avant les possibilités du corps humain.
| DANCING MACHINE |
Place à l'expérimentation des sons et du corps. Dans la pénombre de la gare Saint-Sauveur de Lille, les mélodies se mélangent.
Le ballet mécanique commence de manière extravagante avec Arabesque de Peter William Holden. Une sculpture robotique, formée de bras et de jambes, danse avec une maladresse attendrissante. Un hommage à la grâce inimitable du corps humain.
Un peu plus loin, dans le fond d'une cabane formée d'enceintes, la chaleur d'un abri. À l'intérieur, quatre micros pendus retransmettent des effets de voix.
Alexis O'Hara, l'artiste est justement en train de les tester. Elle présente alors ce qu'elle appelle Squeeeeque l'igloo. « J'avais envie d'être le moins possible dans la performance. » Elle laisse alors l'imagination du public faire son oeuvre.
Retour dans la cour de la gare, où un préfabriqué rose devient la piste d'une boîte de nuit. Une Dance Party, signée Niklas Roy, qui permet aux mouvements du corps humain de contrôler l'arrivée de la musique.
L'autre côté du miroir Après la folie des mouvements, les oeuvres ludiques et le clinquant des boules à facettes, l'exposition fait place à la pâleur de corps fantomatiques. Des âmes dansantes, créées par l'artiste Thierry de Mey mettent en avant, sur une multitude d'écrans, la vapeur des corps en mouvement.
Derrière elles, dans une autre salle, du sable blanc est étalé par terre. Le corps dansant d'une femme y est projeté. Une cinématique étrange, filmée du dessus, rendant méconnaissable la protagoniste.
Une autre vision du folklore serbe fait son entrée avec Kolo, de l'artiste Natacha Paganelli. Un court métrage déstabilisant où une danseuse du pays est mise en scène, seule, dans une clairière. Elle sort de derrière les arbres et se démultiplie, sur les rythmes d'une musique angoissante. Une recherche quelque peu morbide sur l'extinction des danses traditionnelles.
Pour terminer, l'expérience du corps est menée à son comble avec Nemo observatorium de Lawrence Malstaf. Une machine géante qui place le public au centre et qui simule autour de lui un cyclone. Une façon de montrer à quel point les phénomènes naturels inspirent les mouvements et la danse.
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X. S.
Dancing Machine,
À la gare Saint-Sauveur
Jusqu'au 31 octobre.
Entrée libre.
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