LES ADOS FACE À L'AVORTEMENT
mardi 29.06.2010, 06:00 - Direct Lille
Le planning familial est un lieu d'écoute ; la consultation y est totalement anonyme.
| SEXUALITÉ |
Anaïs fait partie de ces quelques jeunes filles qui décident chaque mois de franchir les portes de la vingtaine de centres IVG* de la région.
Dans la majorité des cas, les parents ne sont pas mis au courant, les jeunes filles ayant peur de les décevoir ou de se faire « tuer ». C'est auprès du planning familial qu'elles trouvent conseil. « L'autorisation parentale n'est pas obligatoire. Une mineure qui souhaite avorter peut être accompagnée d'une personne quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle soit majeure », explique Sabrina Sénécal, conseillère au planning familial de Lille. Ici, quelques adolescentes osent franchir le pas, la peur au ventre. Elles sont parfois accompagnées de leur copain. « Le soutien moral est très important pour elles. C'est dur de franchir les portes d'un centre IVG, cela comporte pas mal de responsabilités », poursuit Sabrina. Des responsabilités souvent trop violentes à cet âge-là.S. A.
*IVG : Interruption volontaire de grossesse.
© FRANCOIS KONG (ARCHIVES)









