ILS PARTENT OÙ LES NORDISTES CET ÉTÉ ?
mercredi 08.02.2012, 06:00 - Direct Lille
La région a aussi des attraits touristiques à faire valoir.
| TOURISME |
Un an après les révolutions arabes, les pays du Maghreb tentent de séduire de nouveau les touristes occidentaux et débarquent en force au salon Tourissima (dès vendredi, à Lille grand palais).
t Maghreb : opération séduction Frappée par les révolutions arabes l'an dernier, l'économie touristique des pays d'Afrique du Nord tente de se relever en 2012. Ces pays doivent séduire de nouveau des vacanciers, qui ont pris peur l'hiver dernier. Le nombre de voyageurs entre l'aéroport de Lille et la Tunisie a ainsi chuté de 40 % de 2010 à 2011 alors que les vols vers le Maroc ont connu une fréquentation en baisse de près de 25 %. « Les voyageurs se sont reportés vers d'autres pays, comme l'Espagne ou la Turquie », note Edouard Aulanier, responsable de la communication de l'aéroport.
Il s'agit pour ces pays de montrer patte blanche. Le tourisme est essentiel à leur économie et un boycott persistant de ces destinations aurait des conséquences importantes. « Le Maroc et la Tunisie font de gros efforts en termes de communication et de tarifs pour attirer les Européens », note Marianne Chandernagor, directrice du salon Tourissima. Toujours en situation interne tendue, l'Égypte ne sera pas présente au rendez-vous lillois cette année.
t Les Nordistes casaniers Si les habitants de la région partent en moyenne en vacances deux jours de plus que les Français (sept jours contre cinq), ils n'hésitent pas à investir en masse leur propre territoire. En 2010, plus d'un quart des visiteurs de la région était constitué de Nordistes, indique le Comité régional de tourisme. « C'est un public important qu'il faut aussi savoir capter », souligne Marianne Chandernagor. Si les révolutions arabes détournent les touristes du Maghreb, la crise est un facteur qui les incite à rester dans le Nord. Positionnés à l'entrée du salon, les stands du cru tenteront donc de séduire un public qui semble réceptif au tourisme local.
Pour eux comme pour les autres, l'objectif sera le même : transformer la curiosité en volonté de départ. « 25 % de nos visiteurs achètent un voyage dans les quinze jours après le salon », appuie Marianne Chandernagor. Reste à les convaincre. q
Romain Baheux
© AFP (ARCHIVES)









