UN GÊNE DIAGNOSTIQUÉ
lundi 30.01.2012, 06:00 - Direct Lille
| DIABÈTE |
Les troubles du sommeil augmentent le risque de devenir diabétique : la responsabilité d'un gène, qui joue un rôle clé dans le réglage de notre horloge biologique, vient d'être établie dans la forme la plus courante de la maladie, selon une équipe menée par des chercheurs lillois.
Depuis quelques années, on sait qu'un mauvais sommeil augmente le risque de devenir diabétique, mais l'on ignorait pourquoi. L'équipe franco-britannique menée par des chercheurs de Lille (Professeur Philippe Froguel, Institut Pasteur-CNRS/Imperial College London) vient d'établir la responsabilité d'un gène clé de la synchronisation de notre horloge biologique dans le diabète le plus répandu, le diabète de type 2 (90 % des cas).
Ils se sont intéressés au récepteur d'une hormone appelée mélatonine, produite par une petite glande du cerveau (l'épiphyse) quand la lumière décroît. La mélatonine joue le rôle de « gardien » de l'horloge biologique qu'elle synchronise avec la tombée de la nuit, explique le Pr Froguel. Les chercheurs ont séquencé le gène « MT2 » qui commande la synthèse de ce récepteur chez sept mille six cents diabétiques et sujets normaux. Ils ont trouvé quarante mutations rares qui modifient la structure protéique du récepteur de la mélatonine que l'on trouve dans le pancréas et le cerveau.q
© AFP (ARCHIVES)









