CHASSÉ CROISÉ POUR LES GENS DU VOYAGE
mercredi 07.07.2010, 06:00 - Direct Lille
La préfecture élabore un plan départemental d'accueil, d'hébergement et d'insertion pour les plus fragiles.
| ROMS |
Qu'en est-il des quelques cent cinquante Roms installés depuis 2009 à Mons-en-Baroeul ? Après avoir été expulsés fin mai de derrière la station de métro Les Près, une cinquantaine d'entre eux a déménagé à une centaine de mètres de là.
Du côté des associations militantes pour la cause des Roms, on cherche des solutions. « On voudrait obtenir un accord avec Lille métropole communauté urbaine (LMCU) et la préfecture pour qu'ils puissent prendre en charge ces personnes », explique Claude Wauquier, du Comité catholique contre la faim et pour le développement Terre Solidaire. Un avis partagé par la Ville de Mons-en-Baroeul. « On a interpellé les pouvoirs publics, lance Ludovic Broquart, collaborateur au cabinet du maire. La bonne nouvelle est que la LMCU a réactivé le dossier.
Il fait partie de leurs priorités. » Le seul bémol aujourd'hui est, qu'en attendant de voir la LMCU prendre en charge le dossier, la ville de Mons-en-Baroeul se désengage du problème. Même si cet hiver, elle apportait de la nourriture et du bois pour aider le campement.
À la préfecture, on met l'accent sur les actions gouvernementales pour mieux gérer la situation des Roms. Elles prennent deux directions : « l'insertion pour les personnes qui apportent les preuves manifestes de leur volonté d'intégration dans la société française » et « la reconduite à la frontière puisque le droit au séjour en France des ressortissants roumains et bulgares, au-delà de 3 mois, est subordonné à la condition, soit de disposer d'un emploi, soit de posséder des moyens suffisants d'existence et d'une couverture sociale. » q
X. S.
© PIB (ARCHIVES)









