À L'ENTRÉE DES PAVÉS, LA CARAVANE PASSE...
mercredi 07.07.2010, 06:00 - Direct Lille
Le long du Tour, c'est la caravane publicitaire qui ouvre le bal.
| TOUR DE FRANCE |
Devant le garage automobile de Sars-et-Rosières, les familles ont sorti les sièges pliables. Aujourd'hui, à l'entrée du quatrième secteur pavé de l'étape, c'est jour de défilé, comme tout au long des quelques deux cents kilomètres qui séparent Wanze, en Belgique, d'Arenberg.
Car le Tour de France, c'est une grosse machine bien huilée. Celle que connaissent déjà un peu les habitués du Paris-Roubaix, souvent au pied des secteurs pavés pour voir passer les cyclistes. Cette fois, la foule est venue admirer les Armstrong, Contador et autres Cancellara. Mais pas seulement : le défilé du Tour commence dès le passage de la caravane. La publicité est en fête, et la publicité est en tête : devant chaque véhicule bariolé, qui précède d'une bonne heure la tête de la course, les mains se tendent. On quémande ici une casquette à pois, ici quelques biscuits, là un jouet de plastique ou un foulard criard. « Les gens se bousculent pour un bout de saucisson », regrette une mère de famille. Dans les mains, les foulards et autres casquettes ramassés par ses enfants. Au passage d'une marque de lessive, elle récupère quand même un échantillon.
Longue attente A l'entrée du quatrième secteur pavé, le défilé, c'est aussi celui des voitures qui quittent le Tour pour le rejoindre un peu plus loin. Les organisateurs s'échauffent. Le peloton des cyclistes est encore loin, comme en témoignent les radios accrochées au cou des passionnés, mais chaque minute est importante dans le circuit. Empêchée de prendre les pavés, une voiture d'équipe se gare et un homme chargé de roues de rechange attend. Une prévision en cas de chute, d'ailleurs une des radios crachote quelques infos sur celle d'un coureur. Sans autre repère que le flux ininterrompu de véhicules divers, la foule continue à attendre le peloton.
« Tu ne peux pas les manquer, ils ont des tee-shirts bleus ». Pendu au téléphone, un jeune père explique à la famille, restée à la maison devant le poste, comment reconnaître les deux enfants sur le petit écran. Encore une trentaine de kilomètres.
Le coup de vent des coureurs Après le passage de la caravane publicitaire, le carrefour s'est vidé. Cette fois, plus question d'avoir la meilleure place pour les précieux cadeaux, mais plutôt celle qui donnera la meilleure vue. Les gendarmes font place nette et Jimmy surveille ses enfants, âgés de 4 et 5 ans. Originaire de Coutiches, il est habitué du Paris-Roubaix. « Je voulais leur montrer le Tour de France cette fois », assure-t-il. Ils le verront, mais rapidement : signalés par un nouveau défilé d'hélicoptères, les premiers coureurs passent. Visages crispés par l'effort et couleurs des maillots, ce sera tout ce qu'on verra d'une course cette fois suivie par les voitures chargées de vélos des équipes. Le Tour continue et comme une vague, les encouragements fusent de plus en plus loin. Fin de l'étape, en attendant les prochains tours de roue sur le pavé nordiste... q
Perrine Tiberghien
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