Encore trente mille futures mamans à tester
mercredi 10.03.2010, 06:00 - Direct Lille
© AFP (ARCHIVES)
| SANTÉ |
L'étude n'existe pas ailleurs. Depuis 2006, Premeva a été lancé dans toute la région. Objectif : dépister chez la femme enceinte en début de grossesse une anomalie de la flore vaginale.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes et montrent la sensibilité des femmes enceintes quant au risque de prématurité. Aux débuts de l'étude Premeva, en 2006, 9 % des femmes enceintes en Nord - Pas-de-Calais avaient participé à l'étude. L'année dernière, un tiers d'entre elles ont répondu présent. Au total, plus de 51 000 femmes ont participé aux tests effectués dans toute la région. Et celles qui ont montré une anomalie de la flore vaginale, en l'occurence une infection pouvant provoquer un accouchement prématuré, ont pu être traitées. « Il y a un excellent suivi des professionnels et des femmes enceintes », se félicite le professeur Damien Subtil, médecin coordinateur de la maternité Jeanne-de-Flandres à Lille et en charge de l'étude.
Premeva est encore loin d'avoir trouvé son terme. Le professeur Subtil compte encore sur la participation de trente mille futures mamans. « C'est un petit geste de santé publique qui peut apporter beaucoup », estime-t-il. Car au final, Premeva pourrait permettre de montrer la corrélation entre les infections vaginales et les naissances prématurées, et l'efficacité d'un antibiotique pour réduire les risques.P. Tib.







