À Dunkerque, la fin de la raffinerie le début d'un terminal ?
mardi 09.03.2010, 06:00 - Direct Lille
© AFP (ARCHIVES)
| ÉCONOMIE |
La décision est tombée hier sans surprise au siège français du groupe à Paris. Total a annoncé la fin du raffinage à Dunkerque, tout en garantissant les 370 emplois du site à travers une reconversion industrielle, jugée insuffisante par les salariés.
Lors d'un comité central d'entreprise sous haute tension à la Défense, où plus de 300 manifestants, la plupart dunkerquois, s'étaient réunis, la direction de Total a invoqué l'« effondrement de la consommation de produits pétroliers » et a affirmé que le redémarrage de la raffinerie nordiste n'était « plus envisageable ».
Total a néanmoins promis de maintenir une activité industrielle, en installant avec EDF d'ici 2014 un port méthanier (lire ci-dessous ) qui permettrait de créer une cinquantaine d'emplois directs, en priorité réservés au personnel de la raffinerie. Un projet reçu « très positivement » par le gouvernement.
La raffinerie serait reconvertie autour de plusieurs activités, et un départ possible pour des salariés dans d'autres structures du groupe a également été annoncée.
Ces annonces n'ont pas apaisé les syndicats du géant pétrolier, à l'origine fin février d'une grève nationale qui a fait planer la menace d'une pénurie de carburants et poussé le gouvernement à intervenir dans le dossier. « On veut un projet industriel pérenne » faute de quoi « les collègues des autres raffineries sont prêts à nous suivre dans une nouvelle grève », assurait Vincent Weisbecker, employé sur le site de Dunkerque, alors qu'une assemblée générale des salariés est prévue aujourd'hui.







