« RED DEAD REDEMPTION », SON OUEST IMPITOYABLE
jeudi 03.06.2010, 06:00 - Direct Lille
Bienvenue dans l'Ouest sauvage... ou du moins, ce qu'il en restera après!
| GTA-LIKE |
Vent poussiéreux, manteaux de cuir et colts encore chauds. Bienvenue dans l'Ouest sauvage. Ou ce qui y ressemble le plus. Avec Red Dead Redemption, Rockstar a relevé le pari complexe et néanmoins attendu de mêler le « GTA-like » au western, le vrai comme à la télé, celui de Sergio Leone et de Clint Eastwood.
Par « GTA-like », il faut comprendre le concept d'un jeu en univers ouvert, où le héros qu'on incarne enchaîne les missions les plus variées avec le sentiment de construire sa propre histoire. Dans Red Dead Redemption, l'univers est celui de l'Ouest américain, dans trois régions ouvertes entre Etats-Unis et Mexique. Là, bienvenue dans le western spaghetti, sous les traits de John Marston, ancien hors-la-loi laissé pour mort par son gang et qui cherche vengeance et justice. Dans des odeurs et des impressions qu'on imaginerait presque tant les développeurs de Rockstar se sont attachés à donner vie à l'univers du jeu, le joueur va partir en chasse pour espérer récupérer sa famille et s'installer tranquille dans un petit ranch, avec ses boeufs et son fusil.
Hue, galopez petits cavaliers Pour se déplacer dans les trois grandes zones du jeu, entre acueillantes bourgades, typiques saloons et villages animés, Red Dead Redemption met le joueur en selle. Comme dans Grand Theft Auto mais en moins moderne donc, il va falloir trouver les bonnes montures pour se rendre aux bons endroits.
Monter à cheval, par exemple, va demander un petit temps d'apprentissage et la gestion de la jauge de la monture, sous peine de se retrouver sans dada. On pourra aussi tenter l'option calèche, histoire d'apprendre à manier l'engin.
Marston et Morricone, même combat ?
La maniabilité reste d'ailleurs l'un des grands atouts du jeu, qui reprend sensiblement les mêmes mécanismes que GTA, en poussant un peu plus loin la prise en main. Posé sur tout le savoir-faire de Rockstar en la matière, Red Dead Redemption peut donc pleinement faire profiter de son très vaste Ouest américain. Il y a certes la mission principale de John Marston, mais aussi toutes les quêtes annexes qu'il ne faut pas oublier pour découvrir toute la carte. Entre scènes d'action musclées et « gunfights », explorations et plongées dans les saloons ou même aventure épique, le « soft » devrait remplir toutes les attentes. Et même celles des fines oreilles : depuis le galop du cheval jusqu'au claquement des fusils, sur fond de thèmes sonores qu'on imaginerait bien dans la discothèque d'Ennio Morricone. En selle, donc. q
P. Tib.
Red Dead Redemption, sur PS3 et Xbox 360, à partir de 70 E.









