Ces gels hydroalcooliques qui font flop
lundi 08.02.2010, 06:00 - Direct Lille
| ÉCONOMIE |
La grippe H1N1 avait semé le trouble et la panique auprès de nombreux Nordistes, les poussant à se faire vacciner et à se prémunir, notamment en se désinfectant les mains.
Sortir le flacon de sa poche ou de son sac pour se désinfecter les mains avant et après être passé à table est devenu une manie chez certaines personnes. La phobie, engendrée par le virus de la grippe A, avait poussé les Nordistes à se ruer vers les pharmacies et les grandes surfaces pour constituer un stock de petites bouteilles miracles. Aujourd'hui, la plupart des officines de la métropole ont constaté une baisse abyssale des ventes de ce produit : - 90 % pour la pharmacie Molinel à Lille. Même chose pour la pharmacie de l'Hommelet à Roubaix qui préfére « attendre la deuxième vague », pour espérer liquider son stock. D'ici là, certains essayent de trouver une solution pour l'écouler le surplus. « Nous avons baissé les prix de vingt centimes et nous offrons même le flacon lorsqu'un client vient pour un problème de gastro », précise-t-on à la pharmacie du Molinel.
Le laboratoire Anios, fabricant et distributeur lillois, confirme cette tendance. Les demandes se sont nettement stabilisées et les stocks aussi. « La pandémie nous a poussés à fabriquer le produit en grand nombre, nous sommes aujourd'hui en surproduction », avoue Julia Ruel, chargée de communication.
S. A.
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