DEUX JOURNÉES POUR LES BOUCHERS
vendredi 04.06.2010, 06:00 - Direct Lille
Un produit de qualité, et un métier à découvrir aujourd'hui et demain...
| ARTISANAT |
Le métier a changé. Les attentes des consommateurs aussi. « Les gens reviennent à la qualité », estime Laurent Rigaud.
Boucher charcutier depuis 21 ans, l'artisan fait partie des nombreux professionnels qui ouvrent les portes de leurs magasins et ateliers, aujourd'hui et demain. Installé à Wambrechies, il est déjà habitué à recevoir du monde, clients comme curieux, jeunes en recherche de formation comme collégiens en découverte. Pour « le contact avec la clientèle », il leur laisse volontiers passer le comptoir. « Le métier a beaucoup évolué , estime-t-il, en racontant les innovations, la tenue des ateliers. La boucherie est moderne ». La preuve en serait même les habituelles réactions des clients et visiteurs qui mettent le pied dans l'atelier. « Les gens disent qu'ils ne pensaient pas que c'était comme ça.
» Un étonnement régulier du consommateur donc, mais une demande aussi de visibilité et de qualité. « Les gens veulent de la qualité, tant dans l'entreprise que dans les matières premières, estime l'artisan. Ils veulent connaître la traçabilité et comprendre l'origine de la viande. » Point d'importation des pays voisins pour Laurent Rigaud. D'autant que l'homme, qui a aussi travaillé dans l'élevage, dispose d'un bon réseau régional. « Dans le Nord - Pas-de-Calais, on a la matière première, il suffit de bien se mettre d'accord avec les bouchers, les producteurs et les éleveurs », assure-t-il.
Mettre en valeur des produits nobles, montrer les qualités du boucher... mais aussi dévoiler les ficelles du métier. C'est l'un des objectifs des deux journées de portes ouvertes. À Wambrechies, l'artisan accueille régulièrement des collégiens et des jeunes en quête d'orientation professionnelle. Certains feront ensuite partie de ses apprentis. « Les jeunes ont besoin de voir, de toucher et de comprendre », assure-t-il, évoquant aussi les nombreux débouchés et la possibilité d'une belle carrière.
La boucherie Rigaud en est d'ailleurs la meilleure preuve : c'est la sixième enseigne de l'artisan, qui a lui-même fait ses premiers pas dans la boucherie de sa tante à Tourcoing vers 12 ans, avant le début de son apprentissage à 14 ans. Deux des magasins qu'il a cédé ont été reprises par ses apprentis, après quelques années passées sous le même tablier. De quoi donner pleine confiance en la capacité des jeunes à s'approprier le métier. Et pas seulement pour les garçons : chez « Laurent Rigaud et filles », on en sait quelque chose. q
P. Tib.
www.boucherie-rigaud.fr
www.boucherie-france.org
© FLORINE TOUZARD (ARCHIVES)









